LOU01 a écrit :
Ils ont vraiment tout essayé.
Le plus fabuleux de l'histoire de l'auto c'est que ça a commencé sur du papier et qu'ensuite tout s'est developpé empiriquement avec des idées les plus saugrenues les unes que les autres pratiquement sans calculs, très peu de physique et par des gens qui souvent n'avait pas fait d'études de mécanique mais avaient appris sur le tas. Ettore Bugatti en étant un des exemples les plus brillants. Ormis le moteur à vapeur de Newcommen, je ne connais pas de machine aussi complexe qui ne se soit pas develloppé à partir d'un engin plus simple.
On attribue souvent l'invention du moteur au Marquis Beau de Rochas. En fait il avait ennoncé la possibilité de créer une machine qui fonctionnerait selon un cycle enthalpique avec compression d'un gaz, combustion et décompréssion. Tout cela était purement théorique et ne suggérait aucune méthode matérielle de réaliser la machine en question.
Il faut attendre les travaux d'Otto et son moteur statique à gaz pour obtenir les rudiments du moteur tel que nous le connaissons aujourd'hui. Il s'inspire pour la réalisation pratique du moteur alternatif à vapeur. Enfin, Daimler et Benz, qui travaillent chacun de leur côté, arrivent à fabriquer un engin automobile et autonome complet au même moment. L'imperfection de leur machine et celle de Panhard et Levassor poussent un tas de gens à tenter leur chance pour améliorer l'engin. On assiste alors à un foisonnement de systèmes anarchiques d'une abondance surprenante. Tout bonhomme qui sait faire une bicyclette ou une machine à coudre se met à délirer pour produire l'auto parfaite. Chacun y va de sa solution universelle qui résoud tous les avatars des premières autos. Au lieu de copier et améliorer ce qui se fait déja, ils sont tous convaincus qu'il faut trouver un système complètement différent pour r♪0soudre les défauts. Les marques se multiplient de jour en jour et la prolifération des solutions apportées est mirobolante. L'un avec un allumage à silex ou un carburateur en papier, un embrayage au mercure, une boite de vitesses sans pignons ou des roues carrés pour monter les escaliers. Dans tout cela un certain Darwinisme prend effet. Peu à peu ne survit que ce qui marche vraiment et la logique reprend le dessus. Les clients commencent à faire la part des choses et deviennent plus avisés des publicités prometteuses. Les fabriquants comprennent alors que l'auto de monsieur tout le monde doit répondre à des critères de fiabilité et de performance raisonnables pour se vendre. A partir des années 30, l'empirisme et le tatonnement s'effacent pour faire place aux techniciens compétents.
Mais ce foisennement d'idées pendant une trentaine d'années nous laisse aujourd'hui une collection de machines à la Dubout à pleurer de rire pour nous divertir d'une façon sans pareille. J'adore toutes ces machines farfelues comme les Bedelia, les Lafitte, les Leya et autres trompe-la-mort. En fait, mon amour des trois-roues Morgan vient de ce qu'elle en fait partie et pour une fois...elle marche du feu de Dieu.