
Jusqu’à présent les zoologistes les plus éminents pensaient qu’il s’agissait de la seule espèce à agir de la sorte. Or, nous sommes en mesure d’affirmer qu’il n’en est rien ! En effet, notre envoyé spécial dans la forêt varoise a pu prendre ces clichés exceptionnels qui vous sont proposés en exclusivité mondiale. Saluons ici cette prouesse due à la patience extraordinaire de notre correspondant et à son sens aigu du camouflage. Sachez que pour ne pas effaroucher le sujet qu’il traquait, il s’était déguisé en pin parasol, allant même jusqu’à apprendre à imiter le cri estival de la pigne. Nous avons là affaire à un grand professionnel.
Mais examinons plutôt ces magnifiques clichés, résultat d’heures d’affût :
Nous sommes en présence d’une femelle de l’espèce Morganus provensalis, endémique à la région du Moyen Var, surprise peu de temps après la mise bas. Voyez comme la couleur cryptique de sa robe lui permet de se confondre avec son milieu naturel :

Les petits ont grimpé sur son accueillant capot afin de se soustraire aux prédateurs :

Comme vous pouvez le constater, ils n’ont pas tous la même robe : certains sont verts, ce sont ceux de la variété dite : « Barus Octoginta tres ». D’autres sont rouges, ils sont de la variété dite : « Corsatus Raidus ». Il est à craindre que tous n’atteignent pas l’âge adulte. Mille dangers les guettent sur leur longue route. Malheur à ceux qui croiseront le faisceau mortel du Radarus fixus tapi dans l’ombre, prêt à bondir sur sa proie innocente. Ou encore de sa variante imprévisible et tout aussi impitoyable, le Radarus mobilus.
Quelle tristesse de voir tous ces petits êtres inconscients du sort qui les attend. Mais c’est la dure et nécessaire loi de la jungle varoise.
Amen.
A suivre…










