Ajusteur chez Trabant A voir absolument, du pur bonheur ! !
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fifi83
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Ajusteur chez Trabant A voir absolument, du pur bonheur ! !
oui, c'est une verte, et alors ....
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La taupe
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On a l'impression que c'est un gag !!
Imaginez les deux ouvrier en plein boulot. Le premier claque la porte, laquelle ouvre le capot avant. Le deuxième referme le capot avant, lequel ouvre la porte. etc, etc. A dix-sept heures, la sirène retentit, on s'en va et on recommence le lendemain ... :wink:
Moi qui pensais que les allemands étaient rigoureux. Est-ce qu'il se passe la même chose avec la nouvelle usine Porsche à Leipzig ? Dans l'affirmative, ils ont du pain sur la planche avec la nouvelle Panamera (5 portes et 1 capot)
Ils doivent sûrement se mettre à plusieurs.
Imaginez les deux ouvrier en plein boulot. Le premier claque la porte, laquelle ouvre le capot avant. Le deuxième referme le capot avant, lequel ouvre la porte. etc, etc. A dix-sept heures, la sirène retentit, on s'en va et on recommence le lendemain ... :wink:
Moi qui pensais que les allemands étaient rigoureux. Est-ce qu'il se passe la même chose avec la nouvelle usine Porsche à Leipzig ? Dans l'affirmative, ils ont du pain sur la planche avec la nouvelle Panamera (5 portes et 1 capot)
- chanteclair
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Après ma cinquième visite, payante celle-ci (10£), je dois dire qu'il n'y a pas grande différence avec Malvern, réglages a l'oeil et aux touchés de mains, un petit coup par ci, un petit coup par là, ça se vois plus, c'est bon!
Le plus ici, c'est le test d'étanchéité, ça j'ai pas vu chez Morgan, ils ne le font pas.. et je comprends que quand il pleut, ça coule a l'intérieur de nos autos!
Le plus ici, c'est le test d'étanchéité, ça j'ai pas vu chez Morgan, ils ne le font pas.. et je comprends que quand il pleut, ça coule a l'intérieur de nos autos!
Chanteclair
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gentleman-driver
Il n'y a plus d'ouvrier qualifié, que des ingénieurs qui surveillent les robots, ceussent qu'étaient avant des OQ, les ingénieurs, c'étaient des contremaîtres, puis après des agents de maîtrise, et pis quand on n'a pas su leur trouver de nom ... ils se sont suicidés, passe que les chefs des ingénieurs y sortent des écoles de commerce, mais y savent pas ce qu'est le commerce, passe qu'y croient que le commerce c'est la bourse et que comme eux, y z'en' n'ont pas de bourses (ouais, deux c'est le minimum syndical), y se font mettre par les actionnaires .... Soixante huit "trop" tard réveillez vous !!!.BAR83 a écrit :Je trouve qu'on a tort de se moquer de ces gars là qui font leur boulot au mieux avec des moyens dérisoires. Je ne suis pas sûr que les ouvriers hautement qualifiés de nos usines aseptisées soient capables d'en faire autant.
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La taupe
C'est bien ce que j'ai voulu dire. Je ne me moquais pas d'eux. Il suffit d'avoir fait un peu de carrosserie pour savoir que les gars de chez Trabant travaillent comme de vrais carrossiers. L'un passe ses doigts le long du capot pour sentir si le jour est le même des deux côtés pour bien le centrer et l'autre se sert d'une cale de bois pour plier le haut de portière pour qu'elle soit étanche. Il n'y rien d'anormal dans tout cela pour une auto dont les panneaux et la carrosserie sont soudés à la main. Comme tu le dis, les types qui surveillent les robots chez Renault sont probablement incapables de le faire. Ce qui est amusant c'est de voir une usine aussi anachronique qui produit à plusieurs milliers d'exemplaires par mois alors que Morgan fait la même chose pour 600 autos.BAR83 a écrit :Je trouve qu'on a tort de se moquer de ces gars là qui font leur boulot au mieux avec des moyens dérisoires. Je ne suis pas sûr que les ouvriers hautement qualifiés de nos usines aseptisées soient capables d'en faire autant.
Je voudrais que ceux qui souhaitent que Morgan fasse un essai d'étancheité m'expliquent l'interêt de pratiquer une opération dont on connait le résultat avec une certitude absolue. Un Morgan n'etant pas supposé être étanche de par sa conception. Au mieux, c'est un abri, pas une capsule spatiale.
Je me souviens il y a une grosse trentaine d années, avoir visité Flins qui fabriquait la R12 à l époque.
Une fois les coques assemblées par soudure, des ouvriers montaient les ailes avant, les portes et les capots AV AR.
On passait alors aux réglages des ouvrants avant d envoyer l enssemble en peinture.
L arme absolue était le maillet en caoutchouc:
Si le capot était un peu proéminent, un gros coup de maillet sur le capot, à l emplacement de la charniére placait le capot. Si celui ci était trop rentré, capot ouvert, un bon coup de maillet le remettait à niveau.
Pour le caler le long des ailes, l ouvrier ouvrait le capot, placait le manche du maillet dans la charniere et fermait en forcant
Pour l ajustage des portes, une vraie chieirie pour ceux qui ont deja changé une portiere, pareil:
Un coup de maillet pour rentrer une porte trop sortie, sur une des deux charnieres
Et pour mettre la porte à l horizontale, portiere ouverte, une grande poussée vers le haut ou vers le bas, suivant l ajustement nécéssaire.
Puis pour caler l encadrement de vitre dans la gouttiére, le genou contre l interieur de la porte et à deux mains, tirer un peu sur le cadre
Ce qui était stupéfiant est que les gars avaient une habileté étonnante: un coup de maillet et un seul placait la piéce de facon parfaite
Plus tard, j ai revu Flins, à l époque des R18. Un ouvrier plcait les roues de secours dans le panier sous le coffre. Les autos avancaient sur une chaine, le panier deja monté trainait par terre.
Un type était dans un trou, sous la chaine, un tapis roulant lui amenait les roues à placer dans le panier, et une fois l auto assez avancée, il poussait la roue sur un pan incliné pour la glisser dans le panier.
Puis l auto avancait, il y avait une rampe fixe qui au passage de l auto faisait remonter le panier en position et un autre operateur visait le machin au fond du coffre qui bloquait la roue....
Je garde d une visite à Flins, lors de l époque de la R5, une vision d apocalypse de la zone d emboutissage....
Trois enormes presses de peut etre quinze metres de haut, espacées de trois métres. A coté de la premiere, une bobine de métal. La feuille était tirée par un systeme dans la presse.
La machine frappait avec sa matrice, un choc formidable, puis recrachait un capot à plat.
Deux opérateurs placés entre les deux presses, prenaient la feuille et la placaient dans la deuxiéme presse. Ils devaient appuyer avec leurs deux mains sur des sécurité, et un bras articulé levait un systéme de cable qui se terminait par des lanieres en cuir accrochées aux poignets des gars. Leurs bras se levaient au dessus de leur tete, la presse s abattait dans un fracas de tonnere, le capot sur lequel les decoupes de l aerateur, le trou pour le logo Renault et un premier formage avait été fait, était recraché vers la troisiéme presse.
Meme mecanisme pour deux autres malheureux qui reprenaient la capot et le passaient dans la troisiéme presse dont il resortait formé
Les conditions de travail étaient hallucinantes de dureté, de bruit, de saleté et totalement aliénantes...
Je n ai revu des conditions de travail aussi penibles que dans la construction navale
Une fois les coques assemblées par soudure, des ouvriers montaient les ailes avant, les portes et les capots AV AR.
On passait alors aux réglages des ouvrants avant d envoyer l enssemble en peinture.
L arme absolue était le maillet en caoutchouc:
Si le capot était un peu proéminent, un gros coup de maillet sur le capot, à l emplacement de la charniére placait le capot. Si celui ci était trop rentré, capot ouvert, un bon coup de maillet le remettait à niveau.
Pour le caler le long des ailes, l ouvrier ouvrait le capot, placait le manche du maillet dans la charniere et fermait en forcant
Pour l ajustage des portes, une vraie chieirie pour ceux qui ont deja changé une portiere, pareil:
Un coup de maillet pour rentrer une porte trop sortie, sur une des deux charnieres
Et pour mettre la porte à l horizontale, portiere ouverte, une grande poussée vers le haut ou vers le bas, suivant l ajustement nécéssaire.
Puis pour caler l encadrement de vitre dans la gouttiére, le genou contre l interieur de la porte et à deux mains, tirer un peu sur le cadre
Ce qui était stupéfiant est que les gars avaient une habileté étonnante: un coup de maillet et un seul placait la piéce de facon parfaite
Plus tard, j ai revu Flins, à l époque des R18. Un ouvrier plcait les roues de secours dans le panier sous le coffre. Les autos avancaient sur une chaine, le panier deja monté trainait par terre.
Un type était dans un trou, sous la chaine, un tapis roulant lui amenait les roues à placer dans le panier, et une fois l auto assez avancée, il poussait la roue sur un pan incliné pour la glisser dans le panier.
Puis l auto avancait, il y avait une rampe fixe qui au passage de l auto faisait remonter le panier en position et un autre operateur visait le machin au fond du coffre qui bloquait la roue....
Je garde d une visite à Flins, lors de l époque de la R5, une vision d apocalypse de la zone d emboutissage....
Trois enormes presses de peut etre quinze metres de haut, espacées de trois métres. A coté de la premiere, une bobine de métal. La feuille était tirée par un systeme dans la presse.
La machine frappait avec sa matrice, un choc formidable, puis recrachait un capot à plat.
Deux opérateurs placés entre les deux presses, prenaient la feuille et la placaient dans la deuxiéme presse. Ils devaient appuyer avec leurs deux mains sur des sécurité, et un bras articulé levait un systéme de cable qui se terminait par des lanieres en cuir accrochées aux poignets des gars. Leurs bras se levaient au dessus de leur tete, la presse s abattait dans un fracas de tonnere, le capot sur lequel les decoupes de l aerateur, le trou pour le logo Renault et un premier formage avait été fait, était recraché vers la troisiéme presse.
Meme mecanisme pour deux autres malheureux qui reprenaient la capot et le passaient dans la troisiéme presse dont il resortait formé
Les conditions de travail étaient hallucinantes de dureté, de bruit, de saleté et totalement aliénantes...
Je n ai revu des conditions de travail aussi penibles que dans la construction navale
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h trois
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Ce sont, ou plutôt c'étaient, des Allemands, mais de l'estolive64 a écrit :...
Moi qui pensais que les allemands étaient rigoureux....
Sauf que si je ne Mabuze, la carrosserie des traban étaient en matière plastique (enfin, une matière assez exotique à base de résidus de coton je crois), et pas en métal.La taupe a écrit :. Il n'y rien d'anormal dans tout cela pour une auto dont les panneaux et la carrosserie sont soudés à la main. .
Il est possible qu'elle te paraisse anachronique car je pense que les images ont au moins 20 ans.La taupe a écrit :...Ce qui est amusant c'est de voir une usine aussi anachronique qui produit à plusieurs milliers d'exemplaires par mois alors que Morgan fait la même chose pour 600 autos.
...
Et pour ce qui est la productivité, il faut se rappeler que les Osties devaient attendre plusieurs années avant d'avoir le droit de penser à commander cette voiture. Une fois commandée ils attendaient encore d'être livrés.
(là pour le coup, c'est un peu morganique)
H3
Je n'ai jamais visité et je le regrette des usines automobiles, par contre j'ai visité des usines de fabrication de cables industriels. Je me souviens une dans Marseille j'avais eu l'impression de faire un bond en arrière d'au moins 50 ans. Le cuivre et l'alu étaenit surchauffés et des ouvriers manipulaient ces produits avec dextérité mais c'était très dangereux.
Puis quelques années plus tard je visite une usine dans le centre de la France et surprise c'était nikel pratiquement personne, quelques blouses blanches s'occupant des robos. Plus de cols bleus le produit se fabriquait pratiquement seul.
Cette usine m'avait fait frois dans le dos et je mettais posé la question c'est beau c'est propre mais que sont devenus tous ces gars qui bossaient auparavant. Comme quoi la solution idéale !
Puis quelques années plus tard je visite une usine dans le centre de la France et surprise c'était nikel pratiquement personne, quelques blouses blanches s'occupant des robos. Plus de cols bleus le produit se fabriquait pratiquement seul.
Cette usine m'avait fait frois dans le dos et je mettais posé la question c'est beau c'est propre mais que sont devenus tous ces gars qui bossaient auparavant. Comme quoi la solution idéale !
- olive64
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J'ai eu l'occasion de visiter mercedes-benz, rien à voir. impressionnant tout de même de voir, à l'entrée la bobine de métal et en bout de chaine le véhicule terminé. le toits ouvrants des coupés s étaient découpés au laser. en cabine de peinture, des plumes d'autruche (vrai ! paraît-il que l'élevage était en france) enlevait les dernières impuretés avant passage des diverses couches.
cerise sur le gâteau, nous avons également été reçus chez amg et avons pu voir deux réalisations prêtes à partir pour les émirats.
et, avant de partir, une visite du musée où j'ai pu, discrètement
, m'installer dans une 300 sl.
cerise sur le gâteau, nous avons également été reçus chez amg et avons pu voir deux réalisations prêtes à partir pour les émirats.
et, avant de partir, une visite du musée où j'ai pu, discrètement
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La taupe
Les capots et les ailes exterieures étaient en effet en résine renforcée coton mais le chassis monocoque était mécano-soudé. Raison pour laquelle l'ajusteur peut corriger la calandre d'un coup de saton, ce qui ne n'arriverait pas au résultat escompté si elle était en plastique. De même, la porte était en plastique mais l'entourage de vitre était en acier d'où l'ajustage possible.h trois a écrit : Sauf que si je ne Mabuze, la carrosserie des traban étaient en matière plastique (enfin, une matière assez exotique à base de résidus de coton je crois), et pas en métal.
Certes mais la robotique pour le soudage des châssis en a plus de 30.h trois a écrit :Il est possible qu'elle te paraisse anachronique car je pense que les images ont au moins 20 ans.
Le délai de livraison était de 15 ans. S'il y a une similitude avec notre auto chérie, je vous assure que Charles ne le réduit pas à quelques semaines pour les membres du Parti ou de la Stasi. Peut-être que la durée de vie moyenne de 28 ans est plus similaire mais pour la Trabant, je crois que c'était par necessité, pas par amour.h trois a écrit :Et pour ce qui est la productivité, il faut se rappeler que les Osties devaient attendre plusieurs années avant d'avoir le droit de penser à commander cette voiture. Une fois commandée ils attendaient encore d'être livrés.
(là pour le coup, c'est un peu morganique)
H3
J'en ai conduit une, c'est de loin l'auto la plus désagréable de tout ce que j'ai conduit, à vous dégouter du transport individuel.
La MMC peut d'ailleurs s'enorgueillir de ne jamais accorder de délai prioritaire à qui que ce soit et quel que soit leur rang.
Claude Savoye aimait raconter la visite du secrétaire particulier de Brigitte Bardot. Elle avait vu un +4 dans Paris et lui avait ordonné d'en obtenir un rapidement. Il proposa de payer un supplément, de demander à notre Marianne nationale d'écrire personnellement à Peter, etc.. rien n'y fit. Elle dut se contenter d'une auto d'occase récente que Guy rafraichissa au mieux pour lui donner un aspect neuf.
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La taupe
des conditions de travail pénible en usine cela existe encore en France(voir les fonderie par ex)mais comme le dit BLG83 ces gens la ne se plaignent pas car ils ont du travail!!les machines automatisées ont crée d'autre emplois mais en ont supprimées beaucoup plus :(
pour la production des Trabant,je crois que la production a cesser quelques mois après la chute du mur
pour la production des Trabant,je crois que la production a cesser quelques mois après la chute du mur
+8,2004,35eme anni,gris métal,cuir bleue,mohair bleue
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La taupe
Oui, en 1991. Le mur saute en Nov 1989. Trabant venait de conclure des accords avec VW et montait le moteur de la Polo et des suspensions Mc Pherson. Elle s'appelle la Trabant 1.1! Première version ayant subit des modifications significatives depuis sa sortie en 1957. Ca ne vous rappelle rien?JMR a écrit :pour la production des Trabant,je crois que la production a cessé quelques mois après la chute du mur
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LOU01
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Plus 1, avec toi, Gentleman !gentleman-driver a écrit :Il n'y a plus d'ouvrier qualifié, que des ingénieurs qui surveillent les robots, ceussent qu'étaient avant des OQ, les ingénieurs, c'étaient des contremaîtres, puis après des agents de maîtrise, et pis quand on n'a pas su leur trouver de nom ... ils se sont suicidés, passe que les chefs des ingénieurs y sortent des écoles de commerce, mais y savent pas ce qu'est le commerce, passe qu'y croient que le commerce c'est la bourse et que comme eux, y z'en' n'ont pas de bourses (ouais, deux c'est le minimum syndical), y se font mettre par les actionnaires .... Soixante huit "trop" tard réveillez vous !!!.BAR83 a écrit :Je trouve qu'on a tort de se moquer de ces gars là qui font leur boulot au mieux avec des moyens dérisoires. Je ne suis pas sûr que les ouvriers hautement qualifiés de nos usines aseptisées soient capables d'en faire autant.
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