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- Mogdetoi
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Exactement la même première "grosse" impression quand on se retrouve assis pour la première fois !Croizé Jean Paul a écrit :... En premier lieu, la longueur de ce si beau capot que l'on voit devant soi, qui vous fais craindre, au moins au début, de prendre les virages trop larges... Quelle voiture!

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raphy
- Maclara 13
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C'est vrai que Jean Paul écrit bien (merci à lui et au figaro) :D , de plus il nous fait revivre à merveille ses premiers et merveilleux tours de voiture comme si on y était. Honte à moi quand je pense que je me suis fait livrer ma Morgan chez moi sans jamais en avoir conduite une auparavant. Il parait que je ne fais jamais comme les autres , je ne le crois pas , j'en suis certain.
Maclara plus connu sous le prénom de Patrick.
- Croizé Jean Paul
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Allez, on continue à fouiller dans sa sensibilité pour retrouver ces si précieux souvenirs. A lire vos réponses, je sens que je suis un morganeux comme les autres. Vous avez vécus les mêmes choses, c'est ça qui fait que l'on aime les Morgan comme aucune autre chose. C'est tellement fort d'avoir un tel jouet. C'est le jouet fait homme. Celui que l'on ne peut avoir que si on ose. Et dans la vie, la Morgan le confirme à chaque tour de roue: il faut oser. Sinon, tant pis pour vous.
Alors, après la ville, et la conduite un peu sur les oeufs, peur de cogner, de caler de pas vraiment y arriver, mais plaisir du premier regard des autres, l'heure de la libération est venue: la route où on va pouvoir commencer à la sentir vivre en se mettant complètement à son écoute.
Pour moi, cela a peut être été le premier vrai moment de conduite d'une Mog. Je revois encore la bretelle d'entrée sur l'autoroute. Je commençais à bien sentir l'embrayage, je sentais le levier de vitesse qui commençait à être à ma main, et f'ai plongé dans cette bretelle en pente comme sur un tobbogan de piscine qui m'aurait envoyé dans une belle eau toute bleue. Je n'ai pas eu peur de me lancer. Au contraire, j'ai pour la première fois appuyé vraiment sur l'accélérateur, et je me suis lancé sur la bande d'accélération pour entrer dans le flot des voitures. Cela s'est fait tout seul. J'ai même été suffisemment cool pour réaliser que le pot sport de ma petite donnait un son rauque du plus bel effet, surtout à partir de 3 500- 4 000 tours. Mais c'est une bombe que j'ai là!
Le vrai moment. Ma Mog s'est révélée: rageuse, dynamique, toute frétillante à ras du sol, et prête à se laisser driver, conduire. J'ai vraiment réalisé à cet instant qu'une Mog, c'est une voiture de sport. Et une vraie, dans l'esprit de ce que cela veut dire chez les Anglais. J'ai presque regretté la capote et les side sceen, heureusement, de voir ma femme qui avait mi la capuche de sa doudoune à tout hasard, des fois que cela soit vraiment la tempête, m'a ramené à la réalité.
Et d'entendre la première vraie accélération de ma petite belle m'a fait oublier tout le reste. Quelle chanson, il est bien le pot sport de chez Morgan. Certes, je ne vais pas dire que c'est une porsche, mais elle a de la santé. Encore une fois, on sent sa légèreté, qui lui donne des ailes. C'est une évidence presque physique, dès le début. J'ai été raisonnable, je n'ai tiré que sur les trois premiers rapports, et j'ai ensuite apprécié la longueur de la quatrième et surtout de la cinquième, qui permet sur autoroute de rouler tranquille avec un bon 140 compteur à tout juste 3 000 tours, régime idéal pour entendre ronronner le moteur, ravi de ce régime optimum, certainement celui auquel la consommation est la plus raisonnable.
Il m'a suffi de 20 km comme ça, bein détendu, à apprécier le super maintien des sièges sport, pour me sentir parfaitement bien avec ce maginfique produit du génie anglais en matière d'automobile, qui se résume par deux mots pleinement morganesques: simplicité et efficacité.
C'est à partir de là que j'ai abordé une troisième phase de ma découverte: la conduite détendue, et toute entière à l'écoute de ma machine que l'on a alors limpression de vraiment découvrir dans son intimité.
Je vous raconterai ça avec autant de plaisir que ces débuts, mais dans un post suivant, car là encore, je crois que j'ai fait bien long.
Mais moi, quand j'aime, je ne compte pas. Ni mes phrases, ni mes mots.
Là je dois aller retrouver ma petite femme, qui a envie de discuter. Mais demain, je continue.
merci à tous ceux qui me lisent. Et qu'ils me disent s'ils ont ressenti les mêmes choses. Ou s'ils en ont vécu d'autres dont je ne parle pas. Cela me fera certainement remonter des sensations qui ne sont pas encore revenue à la surface.
Alors, après la ville, et la conduite un peu sur les oeufs, peur de cogner, de caler de pas vraiment y arriver, mais plaisir du premier regard des autres, l'heure de la libération est venue: la route où on va pouvoir commencer à la sentir vivre en se mettant complètement à son écoute.
Pour moi, cela a peut être été le premier vrai moment de conduite d'une Mog. Je revois encore la bretelle d'entrée sur l'autoroute. Je commençais à bien sentir l'embrayage, je sentais le levier de vitesse qui commençait à être à ma main, et f'ai plongé dans cette bretelle en pente comme sur un tobbogan de piscine qui m'aurait envoyé dans une belle eau toute bleue. Je n'ai pas eu peur de me lancer. Au contraire, j'ai pour la première fois appuyé vraiment sur l'accélérateur, et je me suis lancé sur la bande d'accélération pour entrer dans le flot des voitures. Cela s'est fait tout seul. J'ai même été suffisemment cool pour réaliser que le pot sport de ma petite donnait un son rauque du plus bel effet, surtout à partir de 3 500- 4 000 tours. Mais c'est une bombe que j'ai là!
Le vrai moment. Ma Mog s'est révélée: rageuse, dynamique, toute frétillante à ras du sol, et prête à se laisser driver, conduire. J'ai vraiment réalisé à cet instant qu'une Mog, c'est une voiture de sport. Et une vraie, dans l'esprit de ce que cela veut dire chez les Anglais. J'ai presque regretté la capote et les side sceen, heureusement, de voir ma femme qui avait mi la capuche de sa doudoune à tout hasard, des fois que cela soit vraiment la tempête, m'a ramené à la réalité.
Et d'entendre la première vraie accélération de ma petite belle m'a fait oublier tout le reste. Quelle chanson, il est bien le pot sport de chez Morgan. Certes, je ne vais pas dire que c'est une porsche, mais elle a de la santé. Encore une fois, on sent sa légèreté, qui lui donne des ailes. C'est une évidence presque physique, dès le début. J'ai été raisonnable, je n'ai tiré que sur les trois premiers rapports, et j'ai ensuite apprécié la longueur de la quatrième et surtout de la cinquième, qui permet sur autoroute de rouler tranquille avec un bon 140 compteur à tout juste 3 000 tours, régime idéal pour entendre ronronner le moteur, ravi de ce régime optimum, certainement celui auquel la consommation est la plus raisonnable.
Il m'a suffi de 20 km comme ça, bein détendu, à apprécier le super maintien des sièges sport, pour me sentir parfaitement bien avec ce maginfique produit du génie anglais en matière d'automobile, qui se résume par deux mots pleinement morganesques: simplicité et efficacité.
C'est à partir de là que j'ai abordé une troisième phase de ma découverte: la conduite détendue, et toute entière à l'écoute de ma machine que l'on a alors limpression de vraiment découvrir dans son intimité.
Je vous raconterai ça avec autant de plaisir que ces débuts, mais dans un post suivant, car là encore, je crois que j'ai fait bien long.
Mais moi, quand j'aime, je ne compte pas. Ni mes phrases, ni mes mots.
Là je dois aller retrouver ma petite femme, qui a envie de discuter. Mais demain, je continue.
merci à tous ceux qui me lisent. Et qu'ils me disent s'ils ont ressenti les mêmes choses. Ou s'ils en ont vécu d'autres dont je ne parle pas. Cela me fera certainement remonter des sensations qui ne sont pas encore revenue à la surface.
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lecoureurfou
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saint-marc
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Bravo et félicitations ..Croizé Jean Paul a écrit :Allez, on continue à fouiller dans sa sensibilité pour retrouver ces si précieux souvenirs. A lire vos réponses, je sens que je suis un morganeux comme les autres. Vous avez vécus les mêmes choses, c'est ça qui fait que l'on aime les Morgan comme aucune autre chose. C'est tellement fort d'avoir un tel jouet. C'est le jouet fait homme. Celui que l'on ne peut avoir que si on ose. Et dans la vie, la Morgan le confirme à chaque tour de roue: il faut oser. Sinon, tant pis pour vous.
Alors, après la ville, et la conduite un peu sur les oeufs, peur de cogner, de caler de pas vraiment y arriver, mais plaisir du premier regard des autres, l'heure de la libération est venue: la route où on va pouvoir commencer à la sentir vivre en se mettant complètement à son écoute.
Pour moi, cela a peut être été le premier vrai moment de conduite d'une Mog. Je revois encore la bretelle d'entrée sur l'autoroute. Je commençais à bien sentir l'embrayage, je sentais le levier de vitesse qui commençait à être à ma main, et f'ai plongé dans cette bretelle en pente comme sur un tobbogan de piscine qui m'aurait envoyé dans une belle eau toute bleue. Je n'ai pas eu peur de me lancer. Au contraire, j'ai pour la première fois appuyé vraiment sur l'accélérateur, et je me suis lancé sur la bande d'accélération pour entrer dans le flot des voitures. Cela s'est fait tout seul. J'ai même été suffisemment cool pour réaliser que le pot sport de ma petite donnait un son rauque du plus bel effet, surtout à partir de 3 500- 4 000 tours. Mais c'est une bombe que j'ai là!
Le vrai moment. Ma Mog s'est révélée: rageuse, dynamique, toute frétillante à ras du sol, et prête à se laisser driver, conduire. J'ai vraiment réalisé à cet instant qu'une Mog, c'est une voiture de sport. Et une vraie, dans l'esprit de ce que cela veut dire chez les Anglais. J'ai presque regretté la capote et les side sceen, heureusement, de voir ma femme qui avait mi la capuche de sa doudoune à tout hasard, des fois que cela soit vraiment la tempête, m'a ramené à la réalité.
Et d'entendre la première vraie accélération de ma petite belle m'a fait oublier tout le reste. Quelle chanson, il est bien le pot sport de chez Morgan. Certes, je ne vais pas dire que c'est une porsche, mais elle a de la santé. Encore une fois, on sent sa légèreté, qui lui donne des ailes. C'est une évidence presque physique, dès le début. J'ai été raisonnable, je n'ai tiré que sur les trois premiers rapports, et j'ai ensuite apprécié la longueur de la quatrième et surtout de la cinquième, qui permet sur autoroute de rouler tranquille avec un bon 140 compteur à tout juste 3 000 tours, régime idéal pour entendre ronronner le moteur, ravi de ce régime optimum, certainement celui auquel la consommation est la plus raisonnable.
Il m'a suffi de 20 km comme ça, bein détendu, à apprécier le super maintien des sièges sport, pour me sentir parfaitement bien avec ce maginfique produit du génie anglais en matière d'automobile, qui se résume par deux mots pleinement morganesques: simplicité et efficacité.
C'est à partir de là que j'ai abordé une troisième phase de ma découverte: la conduite détendue, et toute entière à l'écoute de ma machine que l'on a alors limpression de vraiment découvrir dans son intimité.
Je vous raconterai ça avec autant de plaisir que ces débuts, mais dans un post suivant, car là encore, je crois que j'ai fait bien long.
Mais moi, quand j'aime, je ne compte pas. Ni mes phrases, ni mes mots.
Là je dois aller retrouver ma petite femme, qui a envie de discuter. Mais demain, je continue.
merci à tous ceux qui me lisent. Et qu'ils me disent s'ils ont ressenti les mêmes choses. Ou s'ils en ont vécu d'autres dont je ne parle pas. Cela me fera certainement remonter des sensations qui ne sont pas encore revenue à la surface.
c'est vrai qu'il écrit bien le JP ...
C'est quoi ton nom de plume
:D :D :D
"Tu brilles comme un miroir de bordel" Henry Fonda
"J'aime que les gens me regardent " Terence Hill
le tout dans " Mon nom est personne " Sergio Leone .
"J'aime que les gens me regardent " Terence Hill
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- olive64
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très beau jouet dans un bien bel écrin :D :D
pour moi, le plaisir est total que s'il est partagé avec sa moitié. j'ai de la chance, c'est également mon cas :D :D
tout cela nous rappelle également nos premiers tours de roues un soir de décembre 2006, magnifique et magique :P :P
bonne route à vous trois :wink: :wink:
pour moi, le plaisir est total que s'il est partagé avec sa moitié. j'ai de la chance, c'est également mon cas :D :D
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bonne route à vous trois :wink: :wink:
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Oui mais non... :)Croizé Jean Paul a écrit :qui permet sur autoroute de rouler tranquille avec un bon 140 compteur à tout juste 3 000 tours, régime idéal pour entendre ronronner le moteur, ravi de ce régime optimum, certainement celui auquel la consommation est la plus raisonnable.
Comme on l'a d'ailleurs évoqué dans d'autres topics (sur la variable qualité d'indication des jauges à essence de nos bolides, je crois) l'aérodynamique quelque peu archaïque des Mog' fait que la consommation sur autostrade est assez élevée en fait, même à régime moyen. C'est à ces mêmes régimes mais en 3ème ou 4ème sur petite route à vitesse faible ou moyenne qu'elles consomment moins.
(En gros, encore une fois, c'est un peu comme un def', plus on va vite plus ça tète)
H3


- Croizé Jean Paul
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H trois a raison, oui mais non, la Mog ce doit être comme un Defender, avec son profil de dinosaure (mignon dinosaure, mais quand même) son appétit croît très vite avec sa vitesse. Je n'ai pas du tout évalué sa conso pour l'instant. Chez Flaving, on a eu l'élégance de me la livrer avec quasiment le plein sans me compter quelque supplément que ce soit, jai repris de l'essence en Belgique près de Liège (j'ai du remettre 34 litres) et depuis, alors que je n'ai rien remis, et parcouru hier environ 30 km, ma jauge est au milieu. Je vais bientôt refaire un plein, et regarder ec que j'ai consommé depuis le précédent. Je vous dirai alors, on en saura un peu plus.
Pour répondre à St Marc, que je remercie de son compliment à propos de mon écriture, je n'ai pas de nom de plume. J'ai toujours tout signé de mon nom, au Figaro, dans les magazines pour lesquels jai pigé, et pour les bouquins que j'ai écrits (cinq à ce jour, et en principe, c'est pas fini, comme mon éditeur vénéré devrait me le confirmer bientôt) qui portent ma vraie signature.
Je dois dire qu'à cet égard, écrire est pour moi un plaisir. Et avec l'ordinateur, c'est encore moins difficile qu'avant. Il suffit d'essayer de taper le plus vite possible pour que les pensées ne vous filent pas entre les doigts comme du sable. Et, étape la plus importante, de loin, pour la tenue du texte, de revenir dessus une fois fini, de se relire en fait, pour supprimer les répétitions, rajouter ou enlever des mots qui ne vous plaisent plus, préciser une pensée qui semble mal exprimée. C'est une vraie leçon d'humilité, indispensable pour présenter quelque chose de cohérent aux lecteurs. Tous, au Figaro comme dans les autres journaux, nous effectuons puis subissons cette relecture, les uns relisant la prose des autres pour leur "c'est bon ton truc, coco, mais là, je comprend pas ce que tu veux dire, et puis tu sais, c'est un peu long, tu devrais en couper la moitié, et changer le titre. Fais gaffe aussi à ta conclusion, je ne crois pas qu'elle apporte grand chose". Et c'est souvent comme ça qu'une grande info à laquelle on croit finit sur deux colonnes en plein milieu du journal. Cela apprend l'humilité, vraiment. La seule vraie pleine liberté, en matière d'écriture, c'est soit de pondre des pamphlets, dans lesquels on se lache (j'en ai fait deux) ou des romans, dans lesquels on vit avec ses personnages et ses décors en toute liberté. L'a, j'en ai commis un (qui sort en ce moment) et achevé un autre qui devrait être programmé pour 2012, si mon vénéré éditeur (je me répète, mais c'est ma nature bassement flatteuse qui reprend le dessus) me confirme qu'il le prend....
Pour répondre à St Marc, que je remercie de son compliment à propos de mon écriture, je n'ai pas de nom de plume. J'ai toujours tout signé de mon nom, au Figaro, dans les magazines pour lesquels jai pigé, et pour les bouquins que j'ai écrits (cinq à ce jour, et en principe, c'est pas fini, comme mon éditeur vénéré devrait me le confirmer bientôt) qui portent ma vraie signature.
Je dois dire qu'à cet égard, écrire est pour moi un plaisir. Et avec l'ordinateur, c'est encore moins difficile qu'avant. Il suffit d'essayer de taper le plus vite possible pour que les pensées ne vous filent pas entre les doigts comme du sable. Et, étape la plus importante, de loin, pour la tenue du texte, de revenir dessus une fois fini, de se relire en fait, pour supprimer les répétitions, rajouter ou enlever des mots qui ne vous plaisent plus, préciser une pensée qui semble mal exprimée. C'est une vraie leçon d'humilité, indispensable pour présenter quelque chose de cohérent aux lecteurs. Tous, au Figaro comme dans les autres journaux, nous effectuons puis subissons cette relecture, les uns relisant la prose des autres pour leur "c'est bon ton truc, coco, mais là, je comprend pas ce que tu veux dire, et puis tu sais, c'est un peu long, tu devrais en couper la moitié, et changer le titre. Fais gaffe aussi à ta conclusion, je ne crois pas qu'elle apporte grand chose". Et c'est souvent comme ça qu'une grande info à laquelle on croit finit sur deux colonnes en plein milieu du journal. Cela apprend l'humilité, vraiment. La seule vraie pleine liberté, en matière d'écriture, c'est soit de pondre des pamphlets, dans lesquels on se lache (j'en ai fait deux) ou des romans, dans lesquels on vit avec ses personnages et ses décors en toute liberté. L'a, j'en ai commis un (qui sort en ce moment) et achevé un autre qui devrait être programmé pour 2012, si mon vénéré éditeur (je me répète, mais c'est ma nature bassement flatteuse qui reprend le dessus) me confirme qu'il le prend....
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Filou41
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Je n'avais jamais eu d'anglaises avant ma Morgan (je parle bien des voitures) et donc je n'a pas d'éléments de comparaison. J'ai basculé tout de suite dans un autre monde, d'autant plus que ma voiture actuelle est un SUV haut sur pattes et bourré de gadgets. Bonjour la différence !
En oubliant le côté moderne de la mécanique, mais pluôt question sensation, ressenti, plaisir de conduite, quelles sont les différences avec ta TR4 ?
En fait, ça fait quoi de passer d'une Anglaise à une autre ?...
En oubliant le côté moderne de la mécanique, mais pluôt question sensation, ressenti, plaisir de conduite, quelles sont les différences avec ta TR4 ?
En fait, ça fait quoi de passer d'une Anglaise à une autre ?...
- Croizé Jean Paul
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Après ces précisions sur ma nature de "pisse copie", suivant ce terme apprécié des rédacteurs en chef qui ont toujours besoin de reportages pleins de détails, je continue mon récit: JP, le retour (de Düsseldorf) suite.
Après ces premiers Km d'autoroute, donc, j'ai senti que je pouvais commencer à me détendre, à regarder et à sentir ma belle en ayant moins peur de faire la bêtise qui l'abimerait.
Après avoir observé un 120 prudent, en cherchant avant tout à éviter la mauvaise manoeuvre des autres, ou le caprice inattendu de la mienne, j'ai senti que je pouvais enfin me consacrer à la découverte. Première chose qui m'est devenue évidente, c'est le bruit Je le craignais avant de l'acheter, mais je me suis senti rassuré. Certes, il n'est pas vraiment utile de se demander où on pourrait poser un autoradio. Mais ce n'est pas l'enfer que j'imaginais. C'est peut être l'habitude des 4X4, et des cabriolets. Au début, dans l'angoisse de la prise en main, l'environnement sonore faisait partie du stress à affronter. Ensuite, il est devenu un des éléments caractérisant la voiture. J'ai remarqué que la capote se met à vibrer d'une certaine manière pour vous avertir que le camion dont on aapproche génère beaucoup de remous d'air. J'ai remarqué aussi que les sside screen ne sifflent pas autant que l'on pourrait le penser. Bref, c'est ssupportable. C'est même marrant lorsqu'il faut se relancer vers 2 500 tours en cinquième. On entre alors en résonnance, et la musique de l'échappement devient vraiment très caractéristique. On vibre plus qu'on entend.
Je me suis alors mis à me jouer de la musique avec tout ça, en ralentissant, en accélérant, en m'offrant des doubles débrayages pour passer des camions en quatrième vers 11O km/h, ce qui m'a permis de comprendre combien cette voiture peut se comporter comme une petite puce agile. J'étais bien sur autoroute, mais cela m'a donné envie de l'essayer sur de petites routes.
J'ai aussi essayé de pousser une pointe, profitant de ce beau pays de liberté automobile qu'est l'Allemagne: aucun problème pour la faire monter vite en régime, en s'appuyant sans forcer sur la quatrième jusqu'à 4 500 tours (l'échappement chante alors sa joie de vivre) avant de passer la cinquième en toute souplesse. J'ai trouvé la limite de l'agréable vers 160 km/h à cause des camions: au dessus, les remous d'air subis lors de leur dépassement provoquent une sensation de flottement dans la direction très désagréable.
Mais vraiment, à 140-150, plein bohneur, plus aucun stress, et dernière découverte, très agréable: le confort et le maintien offert par les sièges sport, et la profondeur de l'espace pour les jambes, qui rend le maniement des pédales vraiment très confortable. Dès lors, j'ai mangé les km en pleine détente, la jambe droite sensuellement posée contre le tunnel de boite dont je sentais la douce chaleur, vraiment comme une carresse de ma belle avec laquelle, je le savais désormais, j'allais vraiment bien m'entendre.
Voilà pour ce post. Ma femme m'appelle depuis dix minutes, c'est l'heure des courses. Puisque vous semblez apprécier tout ce que je vous raconte sur ce véritable coup de foudre, je continuerai ce soir.
Merci encore, Mogrs, de me l'avoir fait connaître, cette jeune anglo allemande...
Après ces premiers Km d'autoroute, donc, j'ai senti que je pouvais commencer à me détendre, à regarder et à sentir ma belle en ayant moins peur de faire la bêtise qui l'abimerait.
Après avoir observé un 120 prudent, en cherchant avant tout à éviter la mauvaise manoeuvre des autres, ou le caprice inattendu de la mienne, j'ai senti que je pouvais enfin me consacrer à la découverte. Première chose qui m'est devenue évidente, c'est le bruit Je le craignais avant de l'acheter, mais je me suis senti rassuré. Certes, il n'est pas vraiment utile de se demander où on pourrait poser un autoradio. Mais ce n'est pas l'enfer que j'imaginais. C'est peut être l'habitude des 4X4, et des cabriolets. Au début, dans l'angoisse de la prise en main, l'environnement sonore faisait partie du stress à affronter. Ensuite, il est devenu un des éléments caractérisant la voiture. J'ai remarqué que la capote se met à vibrer d'une certaine manière pour vous avertir que le camion dont on aapproche génère beaucoup de remous d'air. J'ai remarqué aussi que les sside screen ne sifflent pas autant que l'on pourrait le penser. Bref, c'est ssupportable. C'est même marrant lorsqu'il faut se relancer vers 2 500 tours en cinquième. On entre alors en résonnance, et la musique de l'échappement devient vraiment très caractéristique. On vibre plus qu'on entend.
Je me suis alors mis à me jouer de la musique avec tout ça, en ralentissant, en accélérant, en m'offrant des doubles débrayages pour passer des camions en quatrième vers 11O km/h, ce qui m'a permis de comprendre combien cette voiture peut se comporter comme une petite puce agile. J'étais bien sur autoroute, mais cela m'a donné envie de l'essayer sur de petites routes.
J'ai aussi essayé de pousser une pointe, profitant de ce beau pays de liberté automobile qu'est l'Allemagne: aucun problème pour la faire monter vite en régime, en s'appuyant sans forcer sur la quatrième jusqu'à 4 500 tours (l'échappement chante alors sa joie de vivre) avant de passer la cinquième en toute souplesse. J'ai trouvé la limite de l'agréable vers 160 km/h à cause des camions: au dessus, les remous d'air subis lors de leur dépassement provoquent une sensation de flottement dans la direction très désagréable.
Mais vraiment, à 140-150, plein bohneur, plus aucun stress, et dernière découverte, très agréable: le confort et le maintien offert par les sièges sport, et la profondeur de l'espace pour les jambes, qui rend le maniement des pédales vraiment très confortable. Dès lors, j'ai mangé les km en pleine détente, la jambe droite sensuellement posée contre le tunnel de boite dont je sentais la douce chaleur, vraiment comme une carresse de ma belle avec laquelle, je le savais désormais, j'allais vraiment bien m'entendre.
Voilà pour ce post. Ma femme m'appelle depuis dix minutes, c'est l'heure des courses. Puisque vous semblez apprécier tout ce que je vous raconte sur ce véritable coup de foudre, je continuerai ce soir.
Merci encore, Mogrs, de me l'avoir fait connaître, cette jeune anglo allemande...
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Bon, ben maintenant il va falloir que tu te préoccupes de ta jambe gauche...Croizé Jean Paul a écrit :la jambe droite sensuellement posée contre le tunnel de boite dont je sentais la douce chaleur, vraiment comme une carresse de ma belle avec laquelle, je le savais désormais, j'allais vraiment bien m'entendre..
Y a plusieurs solutions, objet de vastes débats dans notre communauté.
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Jean Paul ton bonheur fait plaisir à voir et comme en plus tu es une bonne plume ta prose est fort agréable à lire, mais hélas je dois te demander de t'arrêter car tu n'imagine pas le mal que tu fais à l'amoureux de Morgan qui n'a pas encore pu l'acheter, chacune de tes phrases est comme un couteau que tu retourne dans la plaie (cliché facile) et rien pour arrêter la douleur dont le seul remède connu est de passer à l'acte mais comme ce n'est pas remboursé par la sécu et que mon banquier ne veut rien savoir je pense rester malade un certain temps et je ne sortirai plus de chez moi que pour jouer au loto. :P :P
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