Lorne a écrit :D'accords.D'accord. Mais qui est responsable des ces changements? Il ya quatorze ans , lorsque Charles a poussé son père hors de contrôle de l'entreprise, (comme il l' a lui-même était poussé hors de la société en Janvier de cette année ) , la société avait 1/3 des ventes ils ont maintenant. Et elle a vendu seulement trois modeles de ce qu'ils appellent "Classiques" maintenant. Pas des "Editions Speciales" , pas des "Editions Limités"..Et il y avait très peu d'attention de la presse. Et la femme de Peter refusé de poser nu sur une Morgan. (Dieu merci !)
Mais Peter avait des bénéfices net incroyables .... pour des décennies. Et tous les employées était là plus longtemps que ces profits. Incroyable fidélité. Il avait une petite clientèle qui était aussi fidèle que le personnel. Il avait une longue liste d'attente de plusieurs années. Il avait une vieille usine qui était adorable. Il était propriétaire du terrain et des bâtiments .. pour des generations. Il avait des millions dans la banque. Il avait des millions dans les autres investissements. Il ya avait un esprit merveilleux . Et même si nous avons dû attendre pendant des années , ils ont livré un produit fiable que nous étions tous être fiers.
Mais après 14 ans de Charles Morgan les millions en espèces, les millions d'investissements, les bâtiments et le terrain, le personnel fidèle, le produit fiable et de l'esprit ont disparu. Et ce qui n'a pas été perdu, est dans sa poche.
Cependant, quelque chose doit être admise. Charles Morgan n'etait jamais aimé avant .. par le personnel, les concessionnaires ou de la communauté. Meme sa famille a essayé de se débarrasser de lui avant, en 2003 et 2006. Mais après avoir payé une société de relations publiques une fortune (avec l'argent facturé aux concessionaires) au cours des 7 dernières années, il a une meilleure persona publique...qui cause d'un problème pour la compagnie aujourd'hui.
hbr5 a écrit :Je n'ai pas connu l'époque des anciennes Mogs , mais il suffit de regarder l'evolution des voitures .
J'ai vécu une évolution assez semblable dans le monde des Harley .
Une question se pose : est-ce les marques ou leur dirigeants qui ont changées , ou , est-ce la clientèle qui a elle même changée et a permis ce changement ???
Il n'est pas douteux qu'actuellement la clientèle est prête a accepter des choses et pratiques qui auraient été impensables il y a quelques temps .
Dans des temps anciens , que j'ai bien connus chez les Harley'sisters , les clients étaient de vrais amateurs et connaisseurs de mécaniques , le plus souvent raides dingos de leur moto qui représentaient d'ailleurs de gros sacrifices . Aujourd'hui bien souvent les propriétaires semblent plus préoccupés par leur image ou par l'image qu'ils espèrent atteindre en étant valorisés par leur moto . D'amateurs et connaisseurs de véhicules on a glissé vers une clientèle d'amateur d'image , le véhicule est devenu un faire valoir et , pour ce faire , il s'est chargé de nombres d'accessoires aussi chers qu'inutiles destinées d'abord à flatter l'égo du client et , en même temps , à faire tourner le commerce !
Les firmes sont donc devenues d'abord ce que le client acceptent ou espèrent qu'elles soient ... maintenant il se peut que la clientèle ait changée et/ou que certains , dont je fais partie, ne se reconnaissent pas dans ces évolutions . C'est pour cette raison que j'aime tant mes vieux jouets.
A la lecture de ces deux messages, je me dois, pour ceux qui aiment, d'ouvrir la boîte aux souvenirs. Appelez cela nostalgie si vous le pensez.
Lorsque j'ai acquis ma Morgan en 1974, j'allais souvent en Angleterre et mon chemin passait parfois par Malvern. C'était toujours une occasion de passer par l'usine. Je me garais donc le long du trottoir dans Pickersleigh Road en face de la petite porte d'entrée. Je poussais celle-ci pour entrer dans une pièce à l'aspect d'un autre siècle. Directement à ma droite se trouvait le bureau de la secrétaire de Peter Morgan. Il suffisait de lui demander poliment si on pouvait faire un petit tour dans l'usine. La réponse était toujours la même : "bien sur, mais éviter de distraire le personnel et d'aller dans les ateliers où se trouvent des machines.
C'est ainsi que l'on accédait aux différents halls derrières le magasin de pièces détachées. Dans le premier, attendaient les voitures finies et prêtes à être livrées. Dans le second, se trouvaient alignés les châssis des voitures à mettre en production pour la semaine, de mémoire une petite dizaine. A cette époque, il existait trois modèles, la 4/4, la 4/4 4 places et la +8. Ces trois modèles partageaient la même largeur de caisse. On pouvait aller voir partout, c'était génial. En plus, chaque voiture portant sa fiche de construction personnalisée avec les spécifications du client, on savait où elle allait aller.
À cette époque, la Morgan était une voiture de sport populaire, achetée par une clientèle jeune et amatrice de voitures anciennes. Ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui, où tout comme pour la Harley, l'acheteur est un personnage aisé financièrement et plutôt déjà âgé, à la recherche d'une reconnaissance au travers de son véhicule. Il est souvent très enthousiaste, mais pas forcément connaisseur en mécanique et en voitures anciennes. C'est plutôt un épicurien qui aime jouir d'un véhicule de loisir tout à fait exclusif.
Je me souviens aussi qu'à cette époque, vu la faible production et la demande très forte en Angleterre, il y avait une liste d'attente de plus de six ans. C'était un peu comme la Trabant...
L'avenir nous apprendra s'il valait mieux rester dans un marché de niche comme petit producteur, ou s'il fallait augmenter la production en fonction de la demande, en respectant des délais de livraisons raisonnables. Reste à espérer que Morgan ne prenne pas le même chemin que TVR ou Bristol disparus il y a peu, à cause de mauvais choix stratégiques pour la première et un désintérêt pour l'autre.