MK3
Posté : mer. 08 juin 2022 12:28 am
Bonjour à tous,
Je profite de la période visiblement calme pour me présenter à vous.
Je vois que j'étais déjà inscrit : rien d'étonnant, car je vous lis depuis des années !
Je paraitrai familier à certains, car nous fréquentons les mêmes bars : après avoir pris un ou deux canons à côté, je poursuis ma route ici.
Que dire pour me présenter ?
Que j'ai déjà franchi le pas ? C'est un bon début. C'était de mémoire, le 31 août ou 1er septembre dernier, 2021. C'était quelques mois avant mes 40 ans, en prenant possession d'une Morgan +4 GDI 110 ans de 2019, Azurite Blue ; ceci au terme de plusieurs mois de recherches et de...Quoi donc ? 25 ans de rêve environ ? 25 ans auxquels il faudrait ajouter toutes les décennies pendant lesquelles mes parents ont eux-mêmes rêvé de cette voiture, sans franchir le pas. Il y avait plus important sans doute !
Dans mon parcours automobile, il y a beaucoup de rêve, et un tout petit peu de concrétisation : je suis rentré dans le monde de la voiture ancienne à travers une petite Triumph Spitfire Mk3. D'où mon pseudo. C'est un poncif que je vais énoncer, mais tellement vrai : cette voiture est une belle porte d'entrée dans la voiture ancienne. Toute jolie, peu couteuse en entretien, facile à maintenir en état, un plaisir fabuleux au volant... Elle a rejoint le garage en 2003. Elle ne coutait qu'un bout de livret A. Je me souviens du plaisir des lectures, puis des hésitations : mon choix se tournerait-il vers une toute mignonne MG Midget ? Et si c'est une Spit, quel modèle ? Mais, je m'égare : le sujet est la Morgan.
Elle est donc arrivée, nouvelle copine de garage de la Spit, toujours là, près de 20 ans plus tard. Que peuvent-elles bien se raconter, toutes les deux, garage éteint ?
Entre-temps, vers 2005, mon cher père s'est fait plaisir avec une Caterham Rover : là aussi, c'était un vieux rêve, remontant aux années 70, plus accessible que la Morgan. J'ai racheté "des parts" de Caterham quand le plaisir s'est émoussé (à moins qu'il ne s'agisse d'un ras-le-bol grandissant des contorsions pour s'y installer, surtout capoté !), avant de la céder pour la Morgan.
Il faut dire que n'étant surtout pas "pilotes", je crois que nous avons fini las de clôturer nos grandes journées de roulage absolument rincés. Le souvenir de rouler à 160 sur autoroute sans pare-brise est indélébile; celui d'avoir les narines retournées dans les cols de montagne aussi. Bref : on s'embourgeoise ! L'envie de rouler plus tranquillement a fait son chemin, si j'ose dire. C'est alors que la Morgan est arrivée, cadeau de l'existence en soi mais apportant encore avec elle une surprise que je n'imaginais pas. Quelle fut-elle, à votre avis ?
J'ai fait l'acquisition de la voiture sans jamais l'avoir essayée. Serais-je déçu ? J'ai, bien sûr, pu gouter à une pureté des sensations, ce plaisir de se sentir au contact direct de la route, de son environnement et de la bête, sans filtre ni artifice. C'est l'évidence même. J'ai aussi découvert une paix et un confort nouveaux pour moi. Que voulez-vous : la possibilité de se parler en conduisant, sans les side-screens, sans être engoncé dans l'habitacle, est quelque chose que je ne connaissais pas ! Mais là n'est pas la surprise. La surprise fut dans l'expérience absolument jubilatoire que sa conduite me procure, tout aussi jubilatoire que celle de la Caterham, lorsque j'ai envie de jouer avec les virages, à vitesse raisonnable s'entend bien sûr, le sentiment de sécurité en plus. Cela, je ne m'y attendais pas. Le garage Albert, où une verte m'a échappé, m'avait pourtant prévenu : "dans les tours, ça marche !".
J'ai plaisir à vous lire depuis longtemps. Morgan évolue : il y a parmi vous des propriétaires et utilisateurs de Plus Four, Plus Six me semble-t-il, bref, de nouveautés qui attisent vraiment ma curiosité et renouvellent la passion qui nous unit !
Un dernier mot : je suis assez nomade, le plus souvent à Paris, voire à l'étranger et, parfois, en Aveyron, où, enfin, je retrouve ma jolie auto...
Je profite de la période visiblement calme pour me présenter à vous.
Je vois que j'étais déjà inscrit : rien d'étonnant, car je vous lis depuis des années !
Je paraitrai familier à certains, car nous fréquentons les mêmes bars : après avoir pris un ou deux canons à côté, je poursuis ma route ici.
Que dire pour me présenter ?
Que j'ai déjà franchi le pas ? C'est un bon début. C'était de mémoire, le 31 août ou 1er septembre dernier, 2021. C'était quelques mois avant mes 40 ans, en prenant possession d'une Morgan +4 GDI 110 ans de 2019, Azurite Blue ; ceci au terme de plusieurs mois de recherches et de...Quoi donc ? 25 ans de rêve environ ? 25 ans auxquels il faudrait ajouter toutes les décennies pendant lesquelles mes parents ont eux-mêmes rêvé de cette voiture, sans franchir le pas. Il y avait plus important sans doute !
Dans mon parcours automobile, il y a beaucoup de rêve, et un tout petit peu de concrétisation : je suis rentré dans le monde de la voiture ancienne à travers une petite Triumph Spitfire Mk3. D'où mon pseudo. C'est un poncif que je vais énoncer, mais tellement vrai : cette voiture est une belle porte d'entrée dans la voiture ancienne. Toute jolie, peu couteuse en entretien, facile à maintenir en état, un plaisir fabuleux au volant... Elle a rejoint le garage en 2003. Elle ne coutait qu'un bout de livret A. Je me souviens du plaisir des lectures, puis des hésitations : mon choix se tournerait-il vers une toute mignonne MG Midget ? Et si c'est une Spit, quel modèle ? Mais, je m'égare : le sujet est la Morgan.
Elle est donc arrivée, nouvelle copine de garage de la Spit, toujours là, près de 20 ans plus tard. Que peuvent-elles bien se raconter, toutes les deux, garage éteint ?
Entre-temps, vers 2005, mon cher père s'est fait plaisir avec une Caterham Rover : là aussi, c'était un vieux rêve, remontant aux années 70, plus accessible que la Morgan. J'ai racheté "des parts" de Caterham quand le plaisir s'est émoussé (à moins qu'il ne s'agisse d'un ras-le-bol grandissant des contorsions pour s'y installer, surtout capoté !), avant de la céder pour la Morgan.
Il faut dire que n'étant surtout pas "pilotes", je crois que nous avons fini las de clôturer nos grandes journées de roulage absolument rincés. Le souvenir de rouler à 160 sur autoroute sans pare-brise est indélébile; celui d'avoir les narines retournées dans les cols de montagne aussi. Bref : on s'embourgeoise ! L'envie de rouler plus tranquillement a fait son chemin, si j'ose dire. C'est alors que la Morgan est arrivée, cadeau de l'existence en soi mais apportant encore avec elle une surprise que je n'imaginais pas. Quelle fut-elle, à votre avis ?
J'ai fait l'acquisition de la voiture sans jamais l'avoir essayée. Serais-je déçu ? J'ai, bien sûr, pu gouter à une pureté des sensations, ce plaisir de se sentir au contact direct de la route, de son environnement et de la bête, sans filtre ni artifice. C'est l'évidence même. J'ai aussi découvert une paix et un confort nouveaux pour moi. Que voulez-vous : la possibilité de se parler en conduisant, sans les side-screens, sans être engoncé dans l'habitacle, est quelque chose que je ne connaissais pas ! Mais là n'est pas la surprise. La surprise fut dans l'expérience absolument jubilatoire que sa conduite me procure, tout aussi jubilatoire que celle de la Caterham, lorsque j'ai envie de jouer avec les virages, à vitesse raisonnable s'entend bien sûr, le sentiment de sécurité en plus. Cela, je ne m'y attendais pas. Le garage Albert, où une verte m'a échappé, m'avait pourtant prévenu : "dans les tours, ça marche !".
J'ai plaisir à vous lire depuis longtemps. Morgan évolue : il y a parmi vous des propriétaires et utilisateurs de Plus Four, Plus Six me semble-t-il, bref, de nouveautés qui attisent vraiment ma curiosité et renouvellent la passion qui nous unit !
Un dernier mot : je suis assez nomade, le plus souvent à Paris, voire à l'étranger et, parfois, en Aveyron, où, enfin, je retrouve ma jolie auto...