Maclara 13 a écrit : ↑jeu. 22 févr. 2024 11:00 am
.... vacances d'été dans les années fin 60 ou début70 où tu avais un job d'été pour d'aider à financer tes études et ...
Pour être exact,
mon job d'été de vendeur de pralines, j'étais célibataire, c'était pour avoir la belle vie sur la Côte d'Azur, j'ai tout claqué sur place royalement, en restaurants et sorties, j'ai juste réussi à payer la batterie de ma Dyane qui avait rendu l'âme sans prévenir, et l'essence pour le retour!
M Dyane, toujours en cabriolet, car j'aimais déjà le soleil et le vent!
Vendeur de pralines comme je le faisais, m'a permis de connaître tout le monde des plages, car je discutais un moment avec tous.
Vendeur de pralines, c'était génial, car nous avions un stock de pralines à distribuer gratuitement avec une pince, pour prendre contact avec les gens allongés sur leur serviette.
J'avais hésité avec photographe de plage, j'aimais la photo, mais c'était moins convivial, et rapportait moins d'argent....
Sur la plage de Cabasson, j'avais l'entrée du parking gratuit, car en qualité d'exploitant des braves touristes

, j'avais mes entrées, de plus des copines me chipaient mon plateau de pralines, ravies de jouer à la marchande et de connaître les gens de la plage. Elles me rapportaient le plateau vide avec l'argent.
J'ai retrouvé des photos d'elles avec mon plateau...Nous n'avions pas échangé nos adresses. C'est bizarre.
A cette époque, on pouvait faire totalement confiance. Quand j'avais chaud, je donnais mon plateau à des personnes inconnues sur la plage, avec la caisse, (c'était une grande poche sans fermeture comme un sac en bandoulière, en velours rouge bordeaux) et je me baignais pour me rafraîchir.
Encore un souvenir: Cette plage touche le château de Brégançon, où les Pompidou passaient leurs vacances, j'ai pu leur faire goûter mes excellentes pralines, et leur parler brièvement.
Cette activité était légale, j'avais les autorisations préfectorales dans la poche.
J'étais le meilleur vendeur du couple qui préparaient les pralines tous les jours, ils insistaient pour m'en vendre plus, mais je résistais, estimant mes revenus largement suffisants.
Mon job de restaurateur de tractions et de meubles anciens, j'étais marié avec un petit garçon, c'était pour nous offrir le confort le lave-vaisselle (en 1973, c'était un luxe) la machine à laver, nos meubles, les vacances, les photos, etc...
Cette activité était légale, je déposais mes meubles à la salle des ventes, mes tractions avaient les cartes grises à mon nom.
Nos parents finançaient nos études, mais tout juste, pour nous inciter à faire vite, et ne plus perdre de temps. Je les en remercie.
Mon seul reproche, c'est que mon père ne voulait pas que je bosse, de peur de payer des impôts sur ses revenus. Il a fallu faire autrement.
Mais même avec la réticence de mon père, j'ai essayé de trouver des vrais emplois de vacances ou au cours de l'année, en vain.
Bref j'ai bossé toute ma jeunesse, mais cela n'a pas servi à mes trimestres d'activité pour la retraite... On ne peut pas tout avoir.
Bon, je parle trop de moi, désolé, c'est trop personnel, c'est la faute à Patrick!

A ma connaissance, c'est le seul témoin de ma vie mouvementée provençale!
Je m'étais juré d'y passer ma vie, mais je n'ai pu qu'à la retraite. 10 ans que je profite!
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